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samedi, 24 février 2007

François Bayrou présente sa vision de la social-économie

FRANÇOIS BAYROU PRÉSENTE SON PROGRAMME ÉCONOMIQUE ET SOCIAL


medium_160x600_lafrance_2.jpgPARIS (Reuters) - François Bayrou a présenté le volet économique et social de son programme présidentiel, fondé sur un budget équilibré de 21 milliards d'euros donnant priorité à la réduction de la dette et à l'aide aux entreprises.

"Le projet de la social-économie répond à une exigence, celle de la vérité, et un objectif : retrouver l'équilibre de nos finances publiques. C'est pourquoi (...) je ne ferai aucune promesse qui ne soit pas entièrement financée par une économie correspondante", a assuré le candidat de l'UDF à la présidentielle lors d'une conférence de presse dans un grand hôtel parisien.

François Bayrou s'exprimait en présence de nombre de ses partisans, parmi lesquels l'ancien ministre de l'Economie Jean Arthuis et l'ex-président du Crédit Lyonnais Jean Peyrelevade.

"Notre projet représente 21 milliards d'euros de dépenses nouvelles avec en face 21 milliards d'euros d'économies", a précisé le député béarnais, qui s'est engagé à ne pas augmenter les prélèvements obligatoires dans leur ensemble.

François Bayrou a précisé que les économies seraient trouvées dans quatre domaines: la réduction des exonérations de charges, le plafonnement des niches fiscales, les économies liées à la modernisation de l'Etat et celles provenant des collectivités locales.

"Nous concentrerons progressivement en trois ans les exonérations de charges sur les petites et moyennes entreprises et sur les salaires au-dessous de 1,3 smic. Cela représentera neuf milliards d'euros d'économies", a-t-il expliqué.

S'il est élu, le candidat centriste proposera un "contrat de solidarité" avec les collectivités locales dans le but d'obtenir trois milliards d'euros. François Bayrou veut aussi plafonner "progressivement" le montant global des niches fiscales, ce qui représentera selon lui quatre milliards d'économies.

Les économies provenant d'"actions de modernisation de l'Etat" sont chiffrées à cinq milliards d'euros.

DEUX EMPLOIS SANS CHARGES PAR ENTREPRISE PENDANT CINQ ANS

Côté dépenses, François Bayrou veut donner priorité à la réduction de la dette publique - actuellement supérieure à 1.100 milliards d'euros. Il propose d'inscrire dans la Constitution l'interdiction pour un gouvernement de présenter un budget en déficit (hors période de récession).

En se basant sur une croissance annuelle de 2%, il espère parvenir à l'équilibre au bout de trois ans.

Autre priorité : la réforme des retraites, qu'il soumettra à référendum afin que ce qui aura été décidé soit "incontestable, pérenne et s'impose à tout le monde".

Cette réforme "devra prendre en compte les régimes spéciaux autant que les régimes d'intérêt général" et "donnera liberté pour chaque actif de choisir l'âge de son départ à la retraite à partir de 60 ans", a-t-il expliqué.

Face au réchauffement climatique, François Bayrou propose une taxation progressive des énergies fossiles.

Autre objectif affiché du candidat de l'UDF : "faire de la France un pays pro-entreprise et pro-recherche".

Pour encourager l'installation ou le retour au pays des meilleurs scientifiques, il propose de réévaluer les grilles de salaires, d'améliorer la gouvernance des universités et d'exempter d'impôts les revenus des brevets déposés par les chercheurs français ou résidant en France.

Au chapitre de l'aide aux entreprises, sa principale proposition consiste à permettre à chaque société de créer de deux emplois nouveaux exemptés de charges pendant cinq ans.

Selon les calculs de son entourage, cette mesure devrait permettre de créer entre 80.000 et 100.000 emplois par an, ce qui représenterait au bout de cinq ans une réduction de deux points du taux de chômage.

François Bayrou veut aussi réserver aux petites entreprises 20% du volume total des grands marchés publics et la totalité des marchés inférieurs à 50.000 euros.

Pour les jeunes, le candidat de l'UDF propose la mise en place d'un service civique de six mois. Il suggère par ailleurs l'unification des minima sociaux en allocation unique, par points, conciliable un certain temps avec un salaire.

Il propose aussi de majorer de 35% les heures supplémentaires entre 35 et 39 heures, mais que cette prime soit déduite des charges "de manière à ce qu'elle coûte pour l'entreprise le même prix qu'une heure normale".

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