lundi, 30 avril 2007

Bayrou a déjà gagné son pari! Nos voix les intéressent de plus en plus!

Jusqu'où iront ils?

Bataille tactique entre Royal et Sarkozy au centre


Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy rivalisent de propositions d'ouverture au centre, à moins d'une semaine du second tour de l'élection présidentielle. La candidate socialiste n'a pas exclu de choisir François Bayrou comme Premier ministre. Nicolas Sarkozy a lui parlé d'un gouvernement comprenant des personnalités UDF et de gauche.
Les électeurs du centre et de François Bayrou, 18,57% des voix au premier tour, sont toujours aussi courtisés par les deux candidats qualifiés pour le 2ème tour de la présidentielle.

Au lendemain d'un débat cordial avec François Bayrou, Ségolène Royal n'a pas exclu dimanche de choisir le président de l'UDF comme Premier ministre et expliqué qu'elle était prête à compléter son programme."Non seulement je suis prête à compléter (le pacte présidentiel-NDLR) mais demain, si je suis présidente de la République, toutes les bonnes idées seront utiles au pays", a dit Ségolène Royal sur Canal Plus. Interrogée sur la possibilité de choisir François Bayrou comme Premier ministre, elle a répondu : "je pense que ce n'est pas ce qui se passera mais je ne m'interdis rien sur le choix de mon Premier ministre".

De son côté, Nicolas Sarkozy a tenu un grand meeting au palais omnisports de Paris-Bercy, devant plusieurs dizaines de milliers de personnes et de nombreuses personnalités du sport et du spectacle. Le candidat UMP, qui avait passé son samedi à critiquer la tenue d'un débat entre François Bayrou et Ségolène Royal, s'est appliqué sur Canal Plus à se montrer conciliant et a parlé d'un gouvernement comprenant des personnalités UDF et de gauche. "J'ouvrirai (mon gouvernement) pour faire la meilleure équipe de France.

Toutes les qualités, toutes les compétences ne sont pas dans la seule UMP", a-t-il dit sur Canal Plus. Il a dit savoir qui serait son Premier ministre mais ne pas l'avoir encore dit à la personne concernée. Concernant François Bayrou, il est prêt au dialogue mais pas au débat avant le second tour. "Il a été dans le gouvernement d'Alain Juppé, on a été dans la même majorité pendant 20 ans. On pourrait parfaitement travailler ensemble, on peut parfaitement gouverner ensemble", a estimé le candidat de l'UMP.

Selon une déclaration de François Bayrou rendue publique la semaine dernière, les deux hommes ne se sont pas parlé depuis trois ans.


En tout cas, les sondages montrent qu'il y a encore beaucoup d'indécision.

Pour le 2ème tour, l'écart se resserre entre les deux candidats. Le président de l'UMP est toujours donné vainqueur, selon une enquête Ifop-JDD, qui crédite Nicolas Sarkozy de 52,5% contre 47,5% à sa rivale, alors que l'écart était à 54-46 le 22 avril. Les centristes indécis détiennent donc la clé du vote. Selon une enquête TNS-Sofres publiée par Le Monde, 39% des électeurs de François Bayrou hésitent encore sur leur choix, tandis que 31% sont sûrs de voter Royal, 23% Sarkozy et 7% entendent s'abstenir. Si François Bayrou donne des signes d'ouverture à gauche, ses troupes penchent vers Nicolas Sarkozy, et notamment les parlementaires, qui risquent dans le cas contraire d'être contraints à une difficile bataille aux législatives face à un candidat UMP. Dernier en date, Hervé Morin, député de l'Eure et président du groupe UDF à l'Assemblée nationale. Sur 29 députés UDF sortants, une vingtaine s'est ralliée à Nicolas Sarkozy. Les autres sont encore hésitants. Aucun n'a déclaré qu'il voterait pour Ségolène Royal.



François Bayrou a donc réussi son pari : faire bouger les deux grands partis monolithiques, et leur faire accepter les désirs citoyens de 7 millions de français.

Cependant des députés annoncent leur vote en faveur de Nicolas Sarkosy


Sept députés se sont déclarés jeudi, au lendemain de la conférence de presse où M. Bayrou a laissé la liberté de vote aux élus de son parti comme aux électeurs.

Parmi eux figurent des proches du leader centriste, dont François Sauvadet (Côte-d'Or), porte-parole de l'UDF, et Charles de Courson (Marne), qui l'a aidé à mettre au point son projet de "social-économie".

La plupart, comme le député-maire de Blois (Loir-et-Cher), Nicolas Perruchot, ont expliqué leur choix par "l'archaïsme du projet socialiste", tout en assurant qu'ils soutenaient le projet de M. Bayrou de créer un "Parti démocrate", qui doit présenter des candidats dans les 577 circonscriptions aux législatives de juin.

"Je ferai (la campagne des législatives) sous nos couleurs, dans le cadre du nouveau parti démocrate", a également dit Jean Dionis du Séjour (Lot-et-Garonne).

Huit députés avaient apporté leur soutien à M. Sarkozy dès avant le premier tour, comme André Santini (Hauts-de-Seine), ou juste après.


"Il n'y a pas d'UDF partis chez Nicolas Sarkozy", essayait de relativiser, il y a deux jours, le député du Loir-et-Cher Maurice Leroy,. "Vous avez des députés UDF qui, au premier tour, ont choisi François Bayrou, et au second tour éliminent Ségolène Royal".

Mercredi lors de sa conférence de presse, M. Bayrou (18,57% des voix le 22 avril) avait dénoncé les "pressions" exercées par l'UMP sur les députés centristes, par la voix notamment de François Fillon.

"Nous disons à l'UDF, venez dans la majorité présidentielle, vous y êtes les bienvenus, on en tirera toutes les conséquences aux élections législatives". Sinon, "il y aura évidemment des candidats UMP dans toutes les circonscriptions", avait prévenu le conseiller politique de Nicolas Sarkozy.

"J'ai dit que le choix était libre", avait insisté M. Bayrou, conseillant cependant aux élus inquiets pour leur réélection de ne pas se laisser "impressionner".

Le parti centriste sera "en situation de conquête d'un siège dans 160 à 200 circonscriptions", affirmait jeudi Eric Azière, secrétaire national aux fédérations, chargé des élections à l'UDF.

Interrogé sur son vote, le député des Pyrénes-Atlantiques avait indiqué mercredi: "à l'heure qu'il est, je ne sais pas ce que je ferai". "Mais je commence à savoir ce que je ne ferai pas", avait ajouté M. Bayrou, laissant clairement entendre qu'il ne voterait pas Sarkozy, sans révéler s'il voterait Royal, blanc ou s'abstiendrait.

Il pourrait révéler son choix personnel, "en fonction de l'évolution de cette campagne électorale".

Au moins un député UDF votera blanc (Gilles Artigues, Loire).


<u>SUR PARIS AUCUNE INVESTITURE N'A ETE VALIDEE, CELA NE SAURAIT TARDER, MAIS NUL NE PEUT SE PROCLAMER CANDIDAT(E) AU NOM DE FRANCOIS BAYROU ET DE SON PARTI.

Commentaires

Selon Monsieur Raffarin: "Le débat UDF-PS, débat de partis, original dans nos institutions, s'est révélé, sur le fond, convenu, classique et sans imagination. Ce débat démontre que, décidément, le changement, c'est Nicolas Sarkozy qui l'incarne."

Tout d'abord, pour que chacun puisse se faire une opinion:
http://www.dailymotion.com/rmc/video/x1u640

Mr Sarkozy, pour une raison mystérieuse, ne veut depuis le début de cette campagne participer à aucun débat. Certains de ses soutiens - Mr Santini par exemple - vont jusqu'à affirmer que débattre est antidémocratique et anticonstitutionnel. Curieuse conception de la Démocratie, et curieuse lecture de la Constitution. Le débat ayant eu lieu, attendons donc que Mr Santini porte l'affaire devant le Conseil Constitutionnel, seul juge en la matière.

Des divergences ont été constatées sans concessions et de nombreuses convergences ont été précisées sans compromissions. Les deux candidats se sont livrés à un dialogue ouvert pendant que certains, à l'UMP, pratiquent le débauchage de parlementaires UDF qui craignent pour leur siège à l'assemblée.

Monsieur Sarkozy a déclaré devant les caméras: "les deux autres sont en train de bavasser dans un grand hôtel parisien avec les élites, moi mon hôtel c'est l'usine..." et nous a ressassé sa conception "footballistique" du second tour d'une élection présidentielle. Cette manière de caractériser le dialogue démocratique qu'ont tenu Ségolène Royal et François Bayrou en sus des menaces à peine voilées de l'UMP parait totalement contre-productive.

Ce débat aura apporté au moins deux choses:
Une perception plus claire pour les électeurs indécis de la personnalité de Ségolène Royal, occasion que Nicolas Sarkozy a refusé de leur donner.
Et pour nombreux d'entre nous, un goût plus prononcé encore pour une Démocratie respectueuse, ouverte et surtout innovante

http://autrevitage.blogspot.com/

Écrit par : laurent | lundi, 30 avril 2007

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