vendredi, 11 avril 2008
Gilles Artigues: "François Bayrou n'est pas un gourou"

Dans un long communiqué, Gilles Artigues, membre du comité exécutif du Mouvement Démocrate "dénonce avec force la "énième tentative de destruction de l'entreprise menée par François Bayrou pour transformer en profondeur la vie politique française". Il estime que Jean Arthuis, qui a décidé de quitter le Mouvement Démocrate pour faire revrivre l'UDF "ne respecte donc pas le choix des militants et "courageusement", s'épanche dans la presse, plus friante des propos de joueurs qui marquent contre leur camp que de ceux qui défendent, contre vents et marées, leurs couleurs."[Lire la suite]
Corinne Lepage: "le mépris de la diversité démocratique"

La note publiée par Le Monde laisse supposer que le Président de la République lui-même s'emploierait à anéantir le Modem au mépris de la diversité démocratique de notre pays.
Si cette note s'avère exacte, le rôle du Président de la République ne serait pas en rapport avec la fonction d'arbitre que nous sommes en droit d'attendre et nous renverrait aux plus basses manoeuvres de la politique politicienne.
Ces valeurs que nous portons, en commun avec F.Bayrou et nos amis du Modem, sont assurément les raisons pour lesquelles l'exécutif s'emploie à les faire taire.
Avec nos amis démocrates, avec François Bayrou, nous poursuivrons la construction de ce Mouvement Démocrate, fort des principes de pragmatisme, de probité et de pugnacité.
Nous laissons ceux qui ont fait le choix de participer à ces manoeuvres pour assurer leur avenir politique, face à leur responsabilité.
Corinne Lepage,
Présidente de Cap21
Membre fondateur du Modem
[Source]
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vendredi, 16 novembre 2007
François Bayrou à la conquête de Pau
http://www.europe1.fr/politique/article.jsp?idboitier=764...
François Bayrou sera candidat à Pau pour les élections municipales de mars 2008. Le président du MoDem l'a annoncé vendredi dans la ville des Pyrénées-Atlantiques. La capitale béarnaise est détenue depuis 1971 par les socialistes. L'actuel maire, Yves Urieta, pourrait rejoindre une liste d'"ouverture" UMP-PS. [...]
16:35 Publié dans bayrou | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 09 septembre 2007
A propos des contributions...
Un des actes les plus symbolique de la vie militante est la participation à la réflexion commune au sein d’un mouvement politique.
Au début de l’été, François Bayrou a déclaré :
Au cours des ces quatre journées de travail, nous allons réfléchir, ensemble, aux grands sujets qui constitueront les prémices de notre projet, aux règles d’organisation interne de notre mouvement et à la préparation des élections municipales.
Et lancé l’invitation suivante :
Je vous invite à profiter des congés estivaux pour réfléchir à ces différents sujets, en nous adressant, si vous le souhaitez, vos contributions
-par mail : contributions@forumdesdemocrates.fr
- ou par courrier : Forum des démocrates, 133 bis rue de l’Université 75007 Paris
C’est dans ce cadre que plusieurs militants de la section MoDem 13 ont planché pour produire des contributions destinées à participer à la réflexion commune, notamment dans le cadre des Forums Démocrates de Seignosse
Ces contributions ont vocation à alimenter cette réflexion mais également à démontrer la vitalité et la compétence des militants de notre arrondissement.
A l’heure qu’il est, j’ai connaissance de l’existence de deux contributions que je vous invite à consulter, à commenter et à soutenir si elles conviennent à votre positionnement.
Pour faciliter la lecture, vous permettre de commenter directement ces contributions et les soutenir le cas échéants, il m’a semblé plus pratique de vous donner les liens des blogs où ces contributions ont été publiées.
1) Municipales 2008 : contribution de Sébastien Dugauguez du blog Réservoir d’idées
2) Vivre le Modem : contribution du club de Réflexion « Sillons Oranges »
Je vous invite également à porter à ma connaissance les autres contributions rédigées par des militants de la section MoDem 13.
Je suis à votre disposition pour toute question complémentaire.
Bien à vous
Laurent Haddad – coordinateur de la section MoDem 13
Haddad_laurent@yahoo.fr
12:39 Publié dans bayrou, Mouvement Démocrate | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Seignosse, Bayrou, Contributions, MoDem
samedi, 14 juillet 2007
Bureau Politique du 12 Juillet 2007
article du monde du 13 Juillet 2007
Pour la première fois depuis les élections, François Bayrou a réuni, jeudi 12 juillet, le bureau politique de l'UDF, qui continue à exister en attendant le congrès fondateur du MoDem.
Sur les 530 membres qui le composent, 80 n'avaient pas reçu leur convocation : radiés, pour avoir rejoint le Nouveau Centre. Un procédé "stalinien", a dénoncé le sénateur Jean Arthuis, qui prône le "rassemblement de tous les centristes". Du côté du président de l'UDF, on affirme que "la double appartenance est interdite par les statuts" et que "tous ceux qui adhèrent à une nouvelle organisation sont radiés automatiquement".
M. Bayrou en convient lui-même, "l'épreuve est difficile", mais, ajoute-t-il, "il fallait en passer par là, elle était un passage obligé pour la naissance d'un courant politique nouveau". Avant cette réunion, l'ancien candidat à la présidence de la République avait tenu une série de rencontres avec les adhérents de sa formation sur le bilan des élections et les perspectives de son mouvement démocrate (MoDem). En introduction, il est revenu sur le point le plus controversé dans ses rangs : sa déclaration au Monde, au lendemain du débat entre les deux finalistes de l'élection présidentielle, selon laquelle il ne voterait pas pour Nicolas Sarkozy. "Tous nos députés étaient partis ou étaient en train de le faire, a justifié M. Bayrou. Si je n'avais rien dit, cela aurait été interprété comme si nous étions redevenus un appendice de la droite. J'ai voulu dire que je ne m'inscrivais pas dans le schéma de la majorité présidentielle."
INQUIÉTUDES
Le président de l'UDF a par conséquent confirmé sa volonté de "construire un mouvement démocrate totalement indépendant". Quelques inquiétudes se sont toutefois manifestées. Didier Bariani s'est demandé "où on va". "Je voudrais être certain qu'on est bien d'accord sur nos valeurs", a indiqué le président du groupe MoDem du conseil de Paris.
Le bureau politique a affirmé la volonté d'"avoir des candidats partout" aux élections municipales de mars 2008, considérées comme "une échéance décisive". Un grand nombre d'interventions ont porté sur la question des alliances dans ce cadre : privilégier un allié potentiel ou discuter avec tout le monde? "Le débat devra être assumé au vu et au su de tous, a assuré M. Bayrou. C'est notre indépendance qui nous permettra de passer des alliances avec qui on veut." D'ici là, le courant centriste va se transformer pour donner naissance au Mouvement démocrate. Jean-Marie Cavada, député européen, est chargé de l'organisation des assises, qui auront lieu du 13 au 16septembre à Seignosse (Landes), afin d'élaborer une charte des valeurs et une charte éthique, ainsi que de définir le projet et les statuts du futur mouvement. "Nous ne voulons pas refaire une UDF de chapelles, affirme M.Bayrou, mais un mouvement unitaire où chacun aura son identité." Fin octobre-début novembre se tiendra un congrès de l'UDF, suivi du congrès de fondation du MoDem.
Patrick Roger
17:15 Publié dans bayrou | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Udf, Bayrou, BureauPolitique, Modem, Bariani
dimanche, 01 juillet 2007
LETTRE DE FRANCOIS BAYROU AUX ADHERENTS
Chers amis,
La phase électorale s’est achevée avec le deuxième tour des élections législatives. Il m’a paru nécessaire d’adresser à chacun d’entre vous une réflexion sur le bilan et sur les perspectives ouvertes par ce grand tremblement de terre que constitue toujours une élection présidentielle suivie d’élections législatives.
Le résultat obtenu au premier tour de l’élection présidentielle a été remarquable (avec près de 19% des voix, c’est un des meilleurs résultats de tous les temps pour notre famille politique au sens le plus large).
Ce résultat, c’est l’apparition d’un espace politique nouveau dans notre vie démocratique. Cet espace que j’appelle démocrate sera la clé de toute l’évolution ultérieure non seulement de la politique, mais de la société française. Pour la première fois, toutes les couches sociales, toutes les régions, spécialement les grandes villes, autrefois très éloignées de l’UDF, ont participé à cet immense espoir. Ma conviction est que cet espoir ne sera pas oublié dans les années qui viennent dès lors que les Français rechercheront des alternatives. En tout cas, cet espoir n’a de sens que s’il répond à une vision positive et constructive, une vision renouvelée, de l’avenir de la France et de l’Europe.
Malgré l’extrême difficulté du scrutin législatif, nos candidats, pour beaucoup jeunes et sans notoriété ont obtenu plus de 8% des voix en moyenne dans les circonscriptions où ils se présentaient. Vous connaissez les résultats : l’injustice de la loi électorale n’a laissé à l’UDF - Mouvement démocrate qu’une poignée d’élus. Ce mode de scrutin est dévastateur. Le journal Le Monde a calculé que sur la base des voix obtenues le 10 juin, au premier tour des législatives, un mode de scrutin proportionnel, à l’allemande par exemple, nous aurait offert 61 sièges, et sur la base du premier tour de l’élection présidentielle, c’est plus de 130 sièges que nous aurions pu obtenir.
Bien sûr, nous connaissions les contraintes de ce mode de scrutin, et je n’en ignorais aucune des difficultés.
Pourquoi alors n’avoir pas choisi d’entrer dans la majorité de Nicolas Sarkozy ? Ou pourquoi, comme d’autres nous y poussaient n’avoir pas fait alliance avec le Parti socialiste ? Pourquoi être parti au combat sous nos propres couleurs, assumant tous les risques d’une telle élection ?
Ma réponse est celle-ci : nous ne sommes pas une sous-marque, ni une variante de l’UMP ou du PS. Nous sommes le courant politique démocrate, autonome, authentique, qui a sa vision, ses valeurs, et dont l’absence depuis des années coûte cher à la France. Et cette autonomie, c’était la seule manière de le montrer, une fois pour toutes, de manière éclatante qui nous étions et ce qu’était notre projet. Il fallait en passer par là pour que cette preuve soit apportée.
Si j’avais, à la suite de la plupart des députés, choisi explicitement ou implicitement d’entrer dans la majorité présidentielle, la cause était entendue : la bipolarisation l’aurait définitivement emporté et nous en serions revenus à la case départ.
Si nous n’avions pas affirmé cette autonomie, pour toujours, en tout cas pour des décennies, à chaque élection, les électeurs de bonne foi se seraient détournés de nous, nous considérant comme sympathiques sans doute, mais voués à la soumission dans un camp ou dans un autre.
Cela nous a coûté. Une vingtaine de nos députés a rejoint la majorité pour assurer leur élection, même si deux d’entre eux n’ont pas pu être réélus. Nous avons été quatre à choisir de nous battre sous nos couleurs ; deux ont perdu, injustement et de peu : Gilles Artigues et Anne-Marie Comparini. Je leur confierai des responsabilités dans notre famille politique et je ferai tout pour que soit corrigée l’injustice qui les a frappés.
Cette épreuve est difficile, sans doute. Mais elle était un passage obligé pour la naissance d’un courant politique nouveau.
Je considère que ce courant politique manque cruellement à la France et que c’est le moment de l’affirmer.
En effet, autour de nous l’offre politique est fixée. L’UMP est vouée à être l’exécutant de l’exécutif. Et le parti socialiste a choisi l’immobilisme, et ne peut d’ailleurs faire un autre choix avant longtemps, car ce choix suppose la fixation d’une ligne politique en même temps que la désignation (et l’acceptation) d’un leader. Visiblement, l’une et l’autre des deux décisions apparaissent aujourd’hui comme impossibles à prendre.
Cela nous donne la mesure de nos responsabilités.
Il nous revient d’être la force de renouvellement de la vie démocratique en France. C’est une immense ambition. Mais je ne la perdrai pas de vue dans les années qui viennent. Si nous accomplissons cette ambition, si nous travaillons dans cet esprit, alors les Français se tourneront vers nous lorsque sera venu le constat des désillusions d’un côté, des blocages insurmontables de l’autre.
Mais si nous sommes indépendants, nous ne jouerons pas la politique du pire.
Je veux vous dire quelle est ma vision et mon jugement sur le nouveau gouvernement et sur l’action de Nicolas Sarkozy comme président de la République.
Je pense que les premiers pas ont été habiles. La composition du gouvernement, reprenant le principe de l’ouverture que j’ai défendue pendant la campagne (y compris contre le candidat de l’UMP) a affiché un « générique » attrayant. La photo est bonne.
J’ai l’intention de faire crédit au gouvernement et de lui donner sa chance d’avancer ou de marquer des points.
Deux points m’inquiètent : d’abord les finances publiques. Pour l’instant la communication du gouvernement est tout entière fondée sur des dépenses nouvelles. Soit des cadeaux fiscaux (droits de succession, heures supplémentaires, intérêts d’emprunts immobiliers) soit l’annonce d’augmentation massive des dépenses (hôpitaux, universités, recherche militaire, etc.). Ces dépenses doivent atteindre au moins 20 milliards d’euros, alors que le déficit si lourd du budget de l’État était déjà de 39 milliards. Si ces estimations sont exactes, l’aggravation du déficit serait de l’ordre de 50 % ! Peut-être ne nous a-t-on pas tout dit, puisque qu’il n’a pas été question d’économies pour cette année, mais en l’état actuel des choses, je considère que nous devons être inquiets de cette orientation.
De même, le choix du président de la République d’être lui-même en première ligne de toutes les décisions et de tous les contacts annoncés, de faire tout remonter jusqu’à lui, est un signe d’engagement et d’activité. Mais il n’y a aucun pays qui se gouverne utilement ainsi en concentrant au sommet toutes les décisions et toutes les actions. Cette présidentialisation forcenée est sans aucun doute une question pour l’avenir. La France est un grand pays, très divers, complexe : il a besoin de partenariats, de décentralisation des décisions. Et toute concentration supplémentaire, qui peut paraître sympathique en termes de communication, est en fait un facteur de faiblesse pour l’avenir, du moins je le crains. Toute la tradition libérale et démocratique, tous les descendants de Montesquieu et de Tocqueville, ont dénoncé depuis deux siècles une pareille dérive.
Ce sont mes deux craintes principales à l’heure où j’écris ces lignes.
Les autres actions du gouvernement, nous les jugerons sur pièce.
L’accord européen trouvé à Bruxelles permet certes de trouver une « issue » à la crise. Mais comme l’ont noté Jean-Claude Junker, Romano Prodi, et d’autres dirigeants pro-européens, c’est au prix de bien des renoncements. Le but à atteindre était un traité simplifié, lisible par tous, compréhensible par les citoyens pour aller vers la transparence démocratique des institutions européennes. On aura un traité illisible, collection d’amendements aux traités européens antérieurs. Toute référence aux symboles de l’Europe a été gommée et supprimée : plus de préambule, plus de rappel des valeurs communes, plus de référence au drapeau, à l’hymne, à la devise, amoindrissement de la charte des droits fondamentaux. La mise en œuvre des règles nouvelles de droits de vote a été repoussée à 2014 (et même, en fait, à 2017). En attendant, on continuera avec le traité de Nice, ce qui est une mauvaise nouvelle pour l’Europe. Plus mauvaise nouvelle encore, l’ambiance du sommet, où les eurosceptiques tenaient en fait le haut du pavé, et ont saisi toutes les occasions de faire reculer l’Europe.
Mais il est juste aussi de dire que des acquis importants ont été préservés (le président pour deux ans et demi, le haut-représentant pour la politique étrangère) ou ajoutés (l’affirmation de la solidarité européenne en matière énergétique).
Pour ceux d’entre nous qui ont promu l’idée d’une constitution pour l’Europe, c’est le constat d’une marche arrière. L’Europe de l’inspiration a reculé. Pour les pragmatiques, il conviendra de tirer de cette situation le meilleur du possible. En tout état de cause, nous devrons lire avec attention le texte définitif, tel qu’il sera établi à l’automne par la Conférence intergouvernementale (CIG), avant d’exprimer un jugement définitif sur l’issue de cette crise.
Le gouvernement a lancé une réforme de l’université, annonçant une « autonomie » des universités françaises. Le premier ministre, qui a exercé à d’autres époques les fonctions de ministre de l’enseignement supérieur et de ministre de l’éducation nationale, a même indiqué qu’il s’agissait de « la réforme la plus importante de la législature ».
S’il s’agit réellement d’une réforme importante, elle ne peut réussir que si la méthode suivie n’est pas celle du passage en force. Le passage en force, contrairement à ce qu’on dit souvent pendant les campagnes électorales, ne peut pas marcher pour des décisions importantes sur des sujets sensibles dans nos sociétés modernes.
Il y a beaucoup d’aspects de la vie des universités qui exigent une plus grande autonomie dans la gestion de tous les jours, dans l’administration, dans les décisions budgétaires, dans la recherche de financements. Mais la question du déclassement éventuel des petites universités est une grande question nationale : on ne peut pas la considérer comme secondaire. De même la question des moyens, qui est la question prioritaire de l’université française ne peut pas être négligée : elle est intimement liée à la situation actuelle de l’université. Enfin la question du recrutement des futurs universitaires est la question clé : une grande université, c’est une université où enseignent et recherchent les plus éminents.
Le simple énoncé de ces questions montre clairement qu’il s’agit d’une œuvre de longue haleine, qu’il serait dangereux et contre-productif de vouloir régler à la va-vite.
Le « paquet fiscal » qui additionne des cadeaux faits au contribuable sera soumis au parlement pendant cet été. Deux questions se posent, celle de l’efficacité et celle de la justice d’un tel dispositif. Pour la justice, on sait que ces libéralités s’adressent évidemment pour l’essentiel aux plus favorisés. Pour l’efficacité, je n’ai jamais cru qu’il suffisait de dépenser l’argent que l’on n’a pas pour « relancer » l’économie d’un pays, surtout en économie ouverte sur le monde… Si cela était vrai, d’autres que nous se seraient lancés dans une politique de cet ordre. Or personne au monde ne l’a fait sans dommage. Toujours les avantages fiscaux se sont accompagnés d’une politique de baisse des dépenses publiques et non pas d’augmentation de ces dépenses. Sur ce point, je vous promets la plus grande vigilance.
En tout état de cause, notre attitude sera ouverte, constructive, et rigoureuse.
Les premiers, nous avons deviné l’affaiblissement et l’effacement des repères habituels de la droite et de la gauche. La preuve : de nombreux socialistes siègent désormais au gouvernement de Nicolas Sarkozy, alors que ses soutiens et lui-même affirmaient pendant la campagne qu’un tel mélange serait « antidémocratique ».
Ce choc culturel ne fait que commencer.
Notre volonté, c’est de construire au centre de la vie politique française un mouvement démocrate pour la France.
Et la condition de ce projet, c’est qui puissent enfin travailler ensemble des femmes et des hommes venus d’horizons différents. Ceux qui ont construit l’UDF et ceux qui viennent d’ailleurs : tous les démocrates ont leur place dans cette maison nouvelle, qu’ils se sentent au centre droit, au centre gauche, ou tout simplement en recherche d’un idéal politique nouveau. Le projet du Mouvement démocrate, c’est de leur apprendre à vivre et travailler ensemble parce que la France aura besoin du projet qu’ils porteront. Qui ne voit qu’il y a dans ce nouvel espace la clé de l’avenir de la politique française, pourvu que son indépendance et sa liberté d’esprit ne soient pas un mot vide de sens !
C’est difficile, bien sûr, de vivre et travailler ensemble. Au début, il arrive qu’on se soupçonne : les nouveaux craignent parfois chez les adhérents plus anciens une volonté de verrouillage ; les anciens perçoivent les nouveaux adhérents comme une menace, parce qu’ils les connaissent mal. Cela est tout à fait normal. Mais lorsque les rencontres se font, alors chacun découvre que l’autre, au fond, lui ressemble et que l’engagement est de bonne foi. En tout cas, il y a un point qui, pour moi, est essentiel : c’est du croisement de ces expériences, de ces parcours différents, que dépendra notre capacité à parler à notre peuple un langage nouveau ! Il faut donc que l’ouverture d’esprit, le partage des responsabilités, soient une réalité. Mais cela ne se fera pas au hasard : nous allons mettre en place des processus de décision, d’intégration, qui donneront des garanties à tout le monde, et que nous définirons ensemble.
Pour préparer tout cela, voilà quel est le calendrier que je propose, dans ses grandes lignes :
dès cette semaine, je commencerai une série de réunions avec les adhérents, de l’Udf et du MoDem, dans un certain nombre de grandes régions françaises. Vous trouverez ci-dessous le calendrier de ces rencontres qui auront lieu à huis clos, donc sans journalistes, mais dont le compte-rendu précis sera disponible sur notre site.
Le 12 juillet, avant le départ en vacances de la plupart d’entre vous, je réunirai un bureau politique de l’UDF.
À la sortie des vacances, vraisemblablement à la mi-septembre -13, 14, 15, 16 septembre- nous réunirons des Assises de la Démocratie, dont le but sera de réfléchir à ce que doit être un parti politique dans notre XXI° siècle (principes d’organisation, statuts, méthodes de travail).
Fin octobre ou début novembre, sera organisé notre congrès national.
Et tout cela s’accompagnera de la préparation partout en France des élections municipales, à propos desquelles je vous adresserai une note particulière dans les jours qui viennent.
Mais nous ne devons pas oublier que le plus important, c’est le projet. Le modèle de société français et européen, confronté à la mondialisation, est en panne de futur. Il est en panne de vision. Nous avons commencé à renouveler cette vision, mais cela ne suffit pas. Ma conviction la plus profonde est que seul le projet démocrate, parce que son but est non pas matérialiste mais civique, parce qu’il vise à la conscience et à la responsabilité de tous les citoyens, est à même de répondre aux questions de notre temps, qui touchent à la condition matérielle et morale des femmes et des hommes, des familles de notre temps. Ce projet, j’entends que nous le préparions de la manière la plus profonde et la plus ouverte, associant comme je l’ai promis milieux intellectuels et citoyens, à égalité de dignité et de responsabilité. Internet et réseaux citoyens joueront un grand rôle dans ce travail profond.
Je m’adresserai régulièrement à vous dans les semaines et les mois qui viennent.
Je vous assure de mon amitié.
François Bayrou
Calendrier des réunions avec les adhérents :
Mardi 3 Juillet à Paris (19h)
Mercredi 4 Juillet à Lille (19h)
Jeudi 5 Juillet à Orléans (20h30)
Samedi 7 Juillet à Castanet-Tolosan (16h)
Lundi 9 Juillet à Lyon
Mardi 10 Juillet à Rennes
Mercredi 11 Juillet à Marseille
14:25 Publié dans bayrou | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : BAYROU, parti démocrate
dimanche, 24 juin 2007
POUR CLAUDE BARTOLONE, SÉGOLÈNE ROYAL A FAIT PREUVE DE DUPLICITE
PARIS (Reuters) - Avec les déclarations de Ségolène Royal contre le smic à 1.500 euros et sa séparation d'avec François Hollande, les Français découvrent que sa candidature à la présidentielle était une "candidature de duplicité", estime le socialiste Claude Bartolone.
"Ses dernières déclarations sur le smic sont proprement incroyables", déclare le député de Seine-Saint-Denis, bras droit de Laurent Fabius, dans un entretien à paraître dimanche dans Le Parisien.
Quant à l'annonce de sa rupture avec le premier secrétaire du PS, elle "donne un drôle de sentiment de constater que, sur ce sujet aussi, ce n'était pas forcément la vraie Ségolène Royal qui était candidate devant les Français", ajoute l'auteur de "Une élection imperdable" aux éditions de l'Archipel.
"J'imagine la surprise d'un certain nombre d'électeurs de gauche: ils espéraient une présidence de l'authenticité, ils découvrent rétrospectivement qu'ils ont soutenu une candidature de duplicité. Les voilà floués par ce flot de déclarations contradictoires", ajoute celui qui fut responsable des relations avec la presse nationale à la fin de la campagne présidentielle de Ségolène Royal.
Interrogé sur le souhait de l'ex-candidate de voir le candidat du PS pour 2012 désigné dès 2008, il répond: "C'est ne rien comprendre à l'échec historique au second tour de la présidentielle."
"Songez que notre candidate a fait le plus mauvais score d'un candidat socialiste lors d'un second tour face à un candidat de droite depuis 1965 !"
Dans un entretien au Journal du Dimanche, il estime en outre que "Ségolène au cours de sa campagne n'a pas fait la démonstration de sa capacité à faire travailler les socialistes ensemble. Ce qui explique le sentiment d'isolement qu'elle a pu éprouver et ce qui serait le problème si elle voulait prendre le parti".
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Pour la moitié de l'electorat centriste, ça n'a jamais fait aucun doute...........
11:45 Publié dans bayrou | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Royal, Bayrou, Centristes
samedi, 12 mai 2007
ADHESIONS EN HAUSSE TOUS LES JOURS
33 000 adhésions hier matin, 40.000 aujourd'hui.......
La démonstration est faite que la France est prête pour le Centre!
Fanny ROUSSEAU-MOUSSET
09:30 Publié dans bayrou | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mouvement démocrate, bayrou, modem, rousseau
jeudi, 10 mai 2007
LE MOUVEMENT DEMOCRATE EST NE!
La Mutualité ce matin avait des airs de Zénith! Une foule compacte de Conseillers Nationaux venus de toute la France, et d'adhéretns de l'UDF, des pré adhérents au Mouvement Démocrate (22.000 déjà à 10h45!)
Une volonté de vaincre, d'entrer dans la Résistance aux deux Partis UMP et PS, pour que les français qui ont choisi le Centre soient rerésentés par 577 candidats!
Le Conseil national de l'UDF, réuni autour de François Bayrou, a donné naissance au Mouvement démocrate, entité "de résistance" avec laquelle l'élu centriste espère traduire aux législatives du mois prochain son bon score du premier tour de l'élection présidentielle.
François Bayrou a porté aujourd'hui sur les fonts baptismaux le Mouvement démocrate... La création de cette sorte de fédération qui chapeautera plusieurs courants politiques - dont l'UDF, qui ne disparaît pas -, a été officialisée par un vote à main levée. Il y a eu quatre voix contre et quatre abstentions. Après le ralliement au camp de Nicolas Sarkozy des trois quarts des élus UDF, c'est un François Bayrou isolé mais prêt au "risque" qui s'est adressé à un millier de personnes réunies au palais de La Mutualité, à Paris. "Nous avons le devoir de résister. J'ai résisté hier, je résiste aujourd'hui, je résisterai demain. (La) résistance, c'est de cela dont la France à besoin", a lancé l'élu béarnais, qui a dit se sentir "obligé" vis-à-vis des 6,8 millions de personnes qui ont voté pour lui le 22 avril. Le Mouvement démocrate, que les jeunes UDF ont déjà surnommé "Modem", a selon lui recueilli 23.000 adhésions depuis lundi. Des personnalités de bords divers comme l'écologiste Corinne Lepage, l'ancien ministre Azouz Begag et l'eurodéputé Verts Jean-Luc Bennhamias ont dit vouloir en faire partie.
Ce Conseil national s'est tenu au coeur d'une période tourmentée pour le camp centriste. Le 10 juin, 23 députés UDF sortants sur 29 seront candidats sous le label "majorité présidentielle" après s'être entendus avec l'UMP. Sans les condamner, François Bayrou a désapprouvé leur choix qui revient selon lui à renoncer à sa liberté. "Ce qu'on ne peut pas faire en étant membre de notre famille, c'est d'être lié par une allégeance, par une discipline de vote", a-t-il dit. "Nous voulons des parlementaires qui voteront en conscience". Il a reconnu, par sa démarche, prendre un "risque consenti". "Nous aurons peu de sortants, mais ce qui nous intéresse ce ne sont pas les sortants mais les entrants", a-t-il souligné, entouré de quatre de ses fidèles : Anne-Marie Comparini, députée du Rhône, Jean Lassalle (Pyrénées-Atlantiques), Gilles Artigues (Loire) et Gérard Vignoble (Nord). "Nous avons traversé des déserts, on nous appelait les bédouins", a renchéri le député européen Bernard Lehideux. "Il y en a quelques-uns qui ont quitté la caravane, mais la caravane continue". Un seul élu ayant "lâché" François Bayrou est venu expliquer sa démarche à la tribune : l'eurodéputé Jean-Louis Bourlanges. "L'heure, c'était de rester, de reconstituer une majorité", a-t-il déclaré sous quelques huées. "En refusant cela, vous vous enfermez dans la plus sympathique mais la plus tragique des impasses stratégiques". "La maison est ouverte. Je suis convaincu que nous pourrons nous retrouver un jour", a dit François Bayrou à l'adresse de ses anciens alliés. Trois d'entre eux, Hervé Morin, André Santini et Christian Blanc, étaient reçus au même moment par Nicolas Sarkozy.
Le Mouvement démocrate compte présenter des candidats dans toutes les circonscriptions, sauf là où se présente un député sortant ayant soutenu François Bayrou à la présidentielle. "Mais cela dépendra de leur attitude", a précisé Bernard Lehideux. Le nouveau courant n'a pas de problème pour trouver des candidats "mais ils sont plus ou moins bien implantés, plus ou moins solides", a ajouté le député européen.
Le Mouvement démocrate espère être présent au second tour dans une soixantaine de circonscriptions. Il devra compter 20 élus pour former un groupe dans la prochaine assemblée. Frédéric Frangeul (avec Reuters)
20:35 Publié dans bayrou | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : mouvement démocrate, bayrou, Morin, Lepage, Lasalle, Camparini
Comment comprendre???????Label majorité présidentielle pour au moins 23 députés UDF
En ce jour de fondation du Mouvement Démocrate, j'ai l'impression de revivre l'année 2002, mais alors que nous avions obtenu plus de 6%, l'UMP avait déjà tenté de nous étrangler..... Aujourd'hui, nous avons un score équivalent à celui de Jacques Chirac, et après une belle campagne, pleine d'un espoir de renouveau des institutions et des mentalités, ceux là même qui ont défendu ces idées vont encore laisser les fidèles militants que nous sommes, pour ma part depuis 3 décennies, seuls avec Bayrou, pour la grande aventure du Mouvement Démocrate......
Comment Morin et Leroy, en qui j'avais, nous avions de l'estime, de la sympathie et de l'amitié, peuvent ils se laisser aller à cette fascination du pouvoir , au risque de se perdre, de perdre des électeurs et de faire que la belle idée de recomposition du paysage français soit retombée entre la Présidentielle et les législatives.....
Je suis triste, et je me demande pourquoi ces 23 députés ont moins de courage que les militants qui ont mené campagne à leurs côtés.
En 2002 déjà, peu nombreux étaient les candidats à affronter les tenors de l'UMPS, nous étions neuf..... novices, pas des professionnels de la politique, avec notre seule foi en nos idées du Centre comme étendard.
Les électeurs ,( si courtisés entre le 22 avril et le 6 mai)de François Bayrou ne peuvent se résoudre à voir dans ces tactiques politicardes une cohérence de vie, un idéal ....
Avant cette campagne les médias n'avaient de cesse de dire que les français se détournaient de la politique à cause de ces pratiques douteuses, limite maffieuses, dignes d'une république bananière. La campagne de François Bayrou a réveillé la fibre politique qui sommeillait en chacune et chacun.
Et maintenant : on a envie de dire : "tout ça, pour ça?" Quel gâchis .......
Fanny ROUSSEAU-MOUSSET
Conseillère Nationale
Candidate en 2002 sur la 10ème circonscription de Paris
AU MOINS 23 DÉPUTÉS UDF VONT RECEVOIR LE LABEL MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE
PARIS (Reuters) - L'UMP a confirmé sa décision de ne pas présenter de candidats aux élections législatives face aux députés UDF sortants qui ont apporté leur soutien à Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle.
"Les députés de l'UDF, qui ont apporté leur soutien à Nicolas Sarkozy (...) et qui ont confirmé leur souhait d'appartenir à la majorité présidentielle et de soutenir son projet législatif seront naturellement considérés, à l'occasion de la campagne des élections législatives, comme appartenant à la nouvelle majorité présidentielle", a déclaré le parti du président-élu dans un communiqué. "En conséquence, ils ne se verront opposer aucun candidat investi par l'UMP."
L'UMP rappelle dans ce communiqué publié à l'issue d'une réunion de sa commission nationale d'investiture que le bureau politique du parti avait décidé le 5 juillet de "réserver" les circonscriptions détenues par des députés de l'UDF.
Dans une tribune publiée mercredi par Le Figaro, 23 députés UDF et apparentés confirment leur volonté d'appartenir à la majorité présidentielle.
"Tout en conservant notre autonomie au Parlement, et sans intégrer l'UMP, nous inscrivons sans hésitation notre démarche dans la majorité présidentielle qui se dessine", écrivent-ils dans ce texte intitulé "Pour un centre libre dans la majorité présidentielle".
"Il est impératif de créer les conditions du rassemblement le plus large possible, dont la France a tant besoin", ajoutent ces députés, qui saluent notamment "l'accord de principe" de Nicolas Sarkozy sur l'introduction d'une dose de scrutin proportionnel dans les élections législatives de 2012.
La plupart d'entre eux, dont le président du groupe UDF à l'Assemblée nationale, Hervé Morin, avait soutenu la candidature du président du parti centriste François Bayrou à l'Elysée et ont rallié Nicolas Sarkozy entre les deux tours du scrutin.
Sous réserve d'adhérer au projet présidentiel de ce dernier, ils auront l'investiture UMP, a précisé le député Alain Marleix, secrétaire national aux élections, selon qui le parti présidé depuis décembre 2004 par Nicolas Sarkozy devrait en revanche présenter un candidat face à François Bayrou, ainsi que face à une poignée de députés UDF irréductibles.
"Il y aura certainement un candidat" face au président de l'UDF, a déclaré l'élu UMP à des journalistes à l'issue de la réunion. Il a cependant ajouté qu'aucune décision n'avait encore été prise concernant le candidat qui se présenterait face à lui.
La commission nationale d'investiture se réunira de nouveau la semaine prochaine "pour prendre des décisions définitives avant la clôture du dépôt officiel des candidatures" pour les législatives - le 18 mai - précise l'UMP dans son communiqué.
Cette réunion aura lieu mardi, ont dit des participants. Selon Alain Marleix, il y a "encore quelques cas à régler", dont le XIIe arrondissement de Paris et la circonscription de Nicolas Sarkozy dans les Hauts-de-Seine (Neuilly-Puteaux).
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lundi, 07 mai 2007
Le Mouvement Démocrate
18:50 Publié dans bayrou | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mouvement démocrate, bayrou





